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La poésie de                 Thomas
 

 

 

Baudelaire Mallarmé
Verlaine Rimbaud.
Mots de l'air alarment, et :
Verre, laine... Un Beau !
Notre Chaire, Votre Chair. La lame est
rêves, plaines... seins chauds,
d'eau de mère la larme est
vers l'aine reins hauts.
Sot, le vers mal armé,
vert, haine, un Faux.
Oh, se taire, malade et,
l'air blême, rien. Maux.
Mots de l'air alarment, et :
Verre, laine... Un beau
Baudelaire Mallarmé
Verlaine Rimbaud
.

 

Aux cent bleus de la nuit d'or en jets à l'éveil,
en ailes et en elle, au coeur ouvert
entre l'éther et le corps
des battements, des rêves,
des courants d'air
au jus de ciel
flaschent, et happent, mais
soulés et clairs,prennent en faute, oh,
le temps en vain,dégoulinant. Spleen,
spleen... jets de la vie... un dégout lent.
Du sang bleu de la nuit que rougit le soleil
la grisaille surplombe et part fûmant le jour.
Sans ailes et sans elle... à coeur ouvert,
dans les bas voeux chaudement croupissant sur la terre
s'exhale tout enfer, spleen,grâce à ton idéal.

 

Une moue
de lèvres aux pores et
chaudes à deux
en armes sur l'écrit
de chers ensanglantés
Se hérissent des crânes mais crisse l'émail
des rêves
car les dents du bonheur qui croquent se lézardent
L'ironie
froide tord
la mère et l'enfant né
Tu es le bleu vaisseau mais ta peau rouge arbore
vaguement de son flot une tête de mort
Une boue
de rêves aux bords
des hommes échaudés
de larmes et de cris de chairs en sang
Gantés
Qu'ils pétrissent la moelle et que fûme l'essence
les Bêtes
l'espèce est trébuchante et dore ses cinglés
L'ironie
froide sort
les pères de leurs cieux
Ils ont de bleus vaisseaux mais leur peau rouge arbore
vaguement les lambeaux d'une tête de mort
O hisse  Haut hisse
visse la toile
hisse ton âme et tisse une voile
Poète
essouffle souffre
et souffle
une lame de vie
en corps
L'ironie
froide dort
sur une blanche page
Tu es le vaisseau bleu ton oeil rouge l'arbore
vaguement des flambeaux se lèvent sur le port
.

 

 

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